En bref – Taille des haies pour particuliers en 2025–2026
Hauteur maximale de 2 m si la haie est plantée à moins de 50 cm de la limite séparative ; au-delà, la hauteur est libre.
Règles de distance strictes : 50 cm pour une haie ≤ 2 m, 2 m pour une haie > 2 m, sous réserve de règles locales.
Interdiction de taille principale entre le 16 mars et le 31 juillet, pour respecter la nidification des oiseaux.
Haies mitoyennes : entretien à frais partagés et application de l’article 667 du Code civil.
Locataires : obligation contractuelle de taille et d’élagage, avec impact possible sur le dépôt de garantie.
Sanctions pouvant atteindre plusieurs milliers d’euros en cas de non-respect, mais aussi subventions et accompagnement public.
Les haies restent un élément clé de la biodiversité et du microclimat, au cœur des politiques environnementales en France.
Réglementation 2025-2026 sur la taille des haies : hauteur maximale et distances légales
Limites de hauteur des haies selon la proximité des propriétés
Pour les particuliers, la règle phare entrée en vigueur le 4 juin 2025 clarifie enfin le lien entre hauteur des haies et voisinage. Toute haie plantée à moins de 50 centimètres de la limite séparative avec le terrain d’un voisin ne doit pas dépasser une hauteur de 2 mètres. Cette contrainte vise à préserver la lumière naturelle, la vue et à limiter les conflits de voisinage, très fréquents en zone pavillonnaire.
Au-delà de cette bande de 50 centimètres, la loi nationale n’impose plus de plafond de hauteur. Un particulier peut donc conserver un rideau végétal de 4 ou 5 mètres si la plantation a été réalisée à la bonne distance, sauf restriction locale. C’est la situation de Claire, propriétaire d’une maison en lotissement, qui a pu conserver son écran végétal de 3,50 m après vérification de la distance de plantation et échange avec son voisin.
Moins de 50 cm de la limite séparative : hauteur maximale 2 m.
Au-delà de 50 cm : pas de limite nationale de hauteur, sous réserve du règlement local.
En pratique, vérifier la hauteur avec un mètre ruban ou un télémètre, à partir du sol naturel, évite bien des litiges. Cette articulation claire entre proximité et hauteur est désormais la clef de voûte de la réglementation.
Position de la haie | Hauteur maximale autorisée | Objectif principal |
|---|---|---|
Moins de 50 cm de la limite | 2 m | Limiter ombre, vue bouchée et tensions avec le voisin |
À 50 cm ou plus | Aucune limite nationale de hauteur | Permettre un écran végétal plus grand, sous contrôle local |
Distances obligatoires à respecter selon la hauteur des haies
La loi fixe aussi des règles de recul en fonction de la hauteur des végétaux. Pour une haie dont la hauteur est inférieure ou égale à 2 mètres, elle doit être plantée au minimum à 50 centimètres de la limite séparative. Dès que la hauteur dépasse 2 mètres, la distance minimale grimpe à 2 mètres. Ces règles s’appliquent aussi bien aux haies mitoyennes qu’aux haies privatives, sauf usage local différent.
Lorsque la haie existante ne respecte pas ces exigences et qu’elle a moins de 30 ans, le voisin peut demander en justice son défrichement ou sa réduction. C’est ce qu’a découvert Michel, confronté à une rangée de thuyas de 6 mètres, plantés à 80 cm seulement : le juge lui a donné raison pour une mise en conformité progressive.
Haie ≤ 2 m : recul minimal 50 cm par rapport à la limite.
Haie > 2 m : recul minimal 2 m, sous peine de mise en demeure et d’actions judiciaires.
Hauteur de la haie | Recul minimal | Risque en cas de non-respect |
|---|---|---|
≤ 2 m | 50 cm | Demande de mise en conformité, éventuelle action en justice |
> 2 m | 2 m | Réduction de la haie, voire défrichement judiciaire pour plantations récentes |
Ces distances constituent la base de l’équilibre entre intimité et droits des voisins, et conditionnent la pérennité d’une haie sans conflit.
Impact des règles d’ordre public et rôle des collectivités locales
Les prescriptions nationales relatives à la hauteur et aux reculs sont des règles d’ordre public. Autrement dit, ni un accord entre voisins, ni une clause de vente ne peuvent y déroger en les assouplissant. En revanche, les collectivités peuvent imposer des contraintes plus strictes dans leurs règlements d’urbanisme, notamment dans les sites classés ou les secteurs protégés.
Avant de planter comme Thomas, jeune propriétaire en périphérie de ville, il est fortement conseillé de consulter la mairie. Un simple coup d’œil au plan local d’urbanisme peut révéler par exemple l’obligation de conserver certaines essences autochtones ou une hauteur maximale en façade. Ce réflexe administratif simple anticipe bien des tensions avec un voisin et avec la commune.
Vérifier systématiquement le règlement local avant toute plantation importante.
Conserver une trace écrite des échanges avec la mairie en cas de doute.
Niveau de règle | Portée | Possibilité de dérogation |
|---|---|---|
Loi nationale | Obligatoire pour tous les particuliers | Non, règle d’ordre public |
Règlement local (PLU, arrêté) | Peut renforcer les exigences | Oui, via procédures administratives spécifiques |
Au final, le mariage entre règles nationales impératives et adaptations locales permet de protéger à la fois le paysage et les relations entre voisins.
Haies mitoyennes : obligations légales et responsabilité d’entretien en 2025
Distinction entre haies mitoyennes et non mitoyennes et leurs règles spécifiques
Une haie est dite mitoyenne lorsqu’elle se trouve exactement sur la limite de propriété et qu’elle appartient de manière indivise aux deux voisins. À l’inverse, une haie non mitoyenne appartient uniquement au propriétaire du terrain sur lequel elle est plantée. Cette distinction conditionne l’entretien, le partage des coûts et les droits de chacun sur les fruits ou sur une éventuelle destruction.
Dans le jardin de Sophie et Karim, par exemple, une haie de lauriers suit fidèlement la borne cadastrale : ils doivent donc se mettre d’accord sur la fréquence de taille et l’aspect esthétique. Pour une haie privative, le voisin ne peut pas intervenir physiquement, même si les branches dépassent chez lui, sans autorisation expresse ou décision judiciaire.
Haie sur la limite séparative : présomption de mitoyenneté.
Haie en retrait sur un seul terrain : propriété exclusive, avec respect des règles de recul.
Type de haie | Propriétaire(s) | Principale conséquence |
|---|---|---|
Mitoyenne | Les deux voisins | Décisions et entretien en commun |
Non mitoyenne | Un seul propriétaire | Responsabilité unique, sous contrôle du voisin lésé |
Savoir si une haie est mitoyenne ou non, c’est donc savoir qui décide, qui paie et qui peut agir en cas de désaccord.
Application de l’article 667 du Code civil et entretien à frais communs
L’article 667 du Code civil fixe le principe : les haies mitoyennes se taillent et se réparent à frais communs. Chaque copropriétaire doit participer aux dépenses d’entretien proportionnellement à sa quote-part, en général à 50/50. Cela vaut pour les tailles régulières, mais aussi pour les travaux plus lourds comme la remise en état après une tempête.
Si un voisin refuse de participer, l’autre peut faire réaliser un devis, l’adresser en recommandé, puis, le cas échéant, demander au juge de condamner son copropriétaire à rembourser sa part. Dans la pratique, beaucoup de voisins choisissent une solution plus souple : une année, l’un prend en charge la taille, l’année suivante, l’autre paie le professionnel.
Répartition classique : 50 % des coûts pour chaque copropriétaire.
Aménagement possible par accord écrit ou tacite, tant que personne n’y voit d’injustice.
Élément | Règle | Exemple concret |
|---|---|---|
Frais de taille | Partage obligatoirement entre copropriétaires | Facture de 200 € : 100 € pour chaque voisin |
Travaux exceptionnels | Soumis aux mêmes principes, sauf accord contraire | Rehausse de la haie décidée d’un commun accord |
Ce cadre légal donne un filet de sécurité utile lorsque le bon sens et la bonne entente ne suffisent plus.
Démarches et recours en cas de refus d’entretien par le voisin
Lorsque le voisin se désintéresse totalement de la haie mitoyenne, un chemin de recours gradué est prévu. La première étape reste la discussion amicale, autour d’un calendrier de taille et d’un éventuel partage de tâches. Si cela ne fonctionne pas, une lettre recommandée avec accusé de réception permet de formaliser la demande.
En cas de blocage persistant, un constat d’huissier peut attester de la hauteur excessive ou du mauvais état de la haie. L’huissier peut ensuite adresser une sommation au voisin. Si tout échoue, la saisine du juge (tribunal judiciaire) permet d’obtenir une décision imposant la taille, voire des astreintes financières.
Dialogue amiable, puis lettre recommandée et constat d’huissier.
En dernier recours, action judiciaire pour faire respecter la loi et l’article 667.
Étape | Outil | Objectif |
|---|---|---|
1 | Discussion directe | Trouver un accord souple et rapide |
2 | Lettre recommandée | Fixer une trace écrite de votre demande |
3 | Constat et sommation d’huissier | Préparer une éventuelle procédure |
4 | Recours judiciaire | Obtenir une décision contraignante |
Ce parcours progressif limite les tensions tout en préservant le droit d’avoir une haie correctement entretenue.
Périodes interdites pour la taille des haies et dérogations prévues en 2025-2026
Interdiction de taille entre le 16 mars et le 31 juillet pour préserver la nidification
La réglementation actuelle, alignée sur le droit européen, prohibe la taille des haies par les particuliers entre le 16 mars et le 31 juillet. Cette période correspond à la nidification de nombreuses espèces d’oiseaux, que les haies abritent. En France, rougegorges, merles et mésanges comptent sur ces refuges pour se reproduire en sécurité.
Pour Élodie, qui avait l’habitude de « faire propre » au printemps, ce changement a d’abord été déroutant. Mais en observant les nids dissimulés dans ses troènes, elle a compris le sens de cette pause saisonnière, qui ne remet pas en cause la maîtrise de la hauteur à d’autres moments de l’année.
Période principale d’interdiction : 16 mars – 31 juillet.
Objectif : protection des oiseaux et de la reproduction de la faune locale.
Période | Statut de la taille | Remarque |
|---|---|---|
1er août – 15 mars | Autorisée | Période à privilégier pour les grosses interventions |
16 mars – 31 juillet | Généralement interdite | Exceptions possibles en cas d’urgence |
Cette fenêtre de protection est désormais un réflexe civique à intégrer dans tout planning d’entretien du jardin.
Taille partielle autorisée et interdiction d’usage des désherbants chimiques
La législation prévoit une nuance importante : pendant la période d’interdiction, la taille au pied, sans coupe des branches, reste admissible. L’objectif est d’éviter le recours aux désherbants chimiques, incompatibles avec la protection de la biodiversité. Il est donc possible de désherber manuellement ou de faucher l’herbe au ras de la haie.
Pour un particulier comme Julien, cette solution intermédiaire permet de garder un aspect soigné sans porter atteinte aux nichées. Les autorités rappellent toutefois que toute intervention qui implique la suppression de branches ou la réduction notable de la hauteur doit être reportée hors période de nidification.
Autorisé : désherbage manuel, fauchage, entretien du pied.
Interdit : coupe des branches, rabattage, modification de la silhouette.
Intervention | Statut en période protégée | Justification |
|---|---|---|
Coupe de branches | Interdite | Risque de destruction de nids |
Désherbage au pied | Autorisé | Alternative aux produits chimiques |
Le message central est clair : préserver les oiseaux ne signifie pas renoncer à un jardin maîtrisé, mais adapter ses pratiques.
Cas d’urgence et exemptions aux sanctions liées à la taille des haies
Certains cas d’urgence justifient une intervention pendant la période théoriquement interdite. C’est le cas d’une haie menaçant de tomber sur une voie publique, d’un câble électrique ou d’une maison, ou encore générant des nuisances sérieuses (obstruction d’un passage, danger pour les usagers). Dans ces situations, les autorités tolèrent la taille, voire la recommandent.
Pour se protéger, il est prudent de documenter la situation : photos, témoignages, voire signalement en mairie. En cas de contrôle, ces éléments permettront de démontrer la nécessité de l’intervention et d’éviter d’éventuelles poursuites administratives.
Urgences de sécurité : intervention autorisée et même conseillée.
Conserver des preuves du caractère urgent des travaux.
Situation | Action possible | Précaution |
|---|---|---|
Haie menaçant de chuter | Taille ou abattage immédiat | Photos, signalement à la mairie |
Simple gêne esthétique | Reporter les travaux | Planifier après le 31 juillet |
Ainsi, la règle reste la protection des oiseaux, sauf lorsque la sécurité prime incontestablement.
Gestion des haies mitoyennes : droits sur les fruits et règles de destruction
Partage équitable de la cueillette des fruits et accords entre copropriétaires
Les fruits produits par une haie mitoyenne reviennent, eux aussi, aux deux copropriétaires. En principe, chacun peut cueillir ce qui se trouve de son côté, mais la récolte doit être partagée de façon équitable. Rien n’empêche bien sûr un accord amiable différent, par exemple laisser tous les petits fruits à la famille avec enfants du lot d’à côté.
Chez Anne et Luc, dont la haie mitoyenne de framboisiers déborde de chaque côté, ils ont convenu de partager les confitures plus que la cueillette elle-même. Des arrangements souples et cordiaux transforment une source de potentiel conflit en moment convivial.
Fruits accessibles sur son terrain : libre cueillette, dans le respect de la copropriété.
Accords personnalisés possibles pour organiser la répartition.
Type de fruits | Règle de base | Souplesse possible |
|---|---|---|
Fruits sur haie mitoyenne | Partage entre les deux propriétaires | Accord spécifique, par exemple 2/3 – 1/3 |
Fruits sur haie privative | Propriété exclusive | Don ou partage par simple courtoisie |
La haie peut ainsi devenir un facteur de convivialité, plutôt qu’un motif de crispation autour du moindre fruit.
Conditions de destruction partielle et obligations pour le mur séparatif
Chacun des copropriétaires d’une haie mitoyenne est libre de détruire la partie de haie située de son côté, sans avoir à recueillir le consentement de l’autre. En contrepartie, il doit élever à ses frais un mur séparatif ou une clôture conforme aux règles locales. Cette obligation évite que le voisin subisse une perte d’intimité ou un préjudice esthétique important.
Imaginons Paul, qui souhaite remplacer la haie mitoyenne par un mur pour mieux isoler son jardin. Il peut arracher les végétaux côté chez lui, mais devra financer seul le nouveau mur ; son voisin n’y est pas tenu, sauf accord contraire. Cette règle incite à la réflexion avant toute destruction unilatérale.
Droit de détruire sa « moitié » de haie mitoyenne.
Obligation d’ériger un mur ou une clôture en compensation.
Action | Droit | Obligation associée |
|---|---|---|
Arrachage de la haie côté A | Autorisé sans accord du voisin | Construction d’un mur aux frais du propriétaire A |
Maintien de la haie côté B | Possibilité de conserver la végétation | Aucune participation obligatoire au mur |
Cette combinaison de liberté et de responsabilité financière protège à la fois les choix individuels et les intérêts du voisin.
Renonciation à la mitoyenneté : procédure et conséquences juridiques
Un copropriétaire peut renoncer à la mitoyenneté de la haie, par lettre recommandée ou acte notarié. En renonçant, il cède ses droits sur la haie, mais se libère aussi des coûts d’entretien futurs. Le voisin devient alors seul propriétaire, avec toutes les charges et décisions à sa charge.
Cette démarche est intéressante pour quelqu’un qui ne souhaite plus s’impliquer, par exemple un propriétaire bailleur éloigné géographiquement. Cependant, renoncer signifie aussi perdre tout droit sur les fruits, la forme de la haie et sa hauteur (dans le cadre légal). Il s’agit donc d’un choix stratégique à bien peser.
Renonciation par écrit (recommandé ou notaire) pour sécuriser la preuve.
Transfert complet des droits et charges au voisin restant copropriétaire.
Aspect | Avant renonciation | Après renonciation |
|---|---|---|
Droits sur la haie | Partagés | Intégralement chez le voisin |
Charges et travaux | À frais communs | À la seule charge du nouveau propriétaire exclusif |
Renoncer à la mitoyenneté, c’est donc solder une relation de copropriété végétale, avec toutes les conséquences que cela implique.
Entretien des haies pour les locataires : obligations et impacts sur le dépôt de garantie
Responsabilités légales des locataires concernant la taille et l’élagage
Dans une location, le locataire a l’obligation d’assurer l’entretien courant du jardin, y compris la taille et l’élagage des haies. Cette responsabilité découle d’un décret listant les réparations locatives, qui mentionne explicitement ces tâches. Le propriétaire conserve les gros travaux structurels, mais la maîtrise de la hauteur et du volume de la haie revient au résident.
Dans la maison louée par Léa, le bail précisait clairement que les haies devaient rester « à une hauteur raisonnable et entretenues deux fois par an ». En pratique, cela signifie respecter les limites réglementaires et éviter de laisser la végétation envahir les propriétés voisines.
Le locataire taille et élague régulièrement les haies et arbustes.
Le bailleur prend en charge les interventions lourdes (remplacement, gros dégâts).
Tâche | Responsable | Commentaire |
|---|---|---|
Taille saisonnière | Locataire | Obligation d’entretien courant |
Remplacement d’une haie morte | Propriétaire | Travaux importants hors réparations locatives |
Pour un locataire, intégrer ces tâches dans son calendrier est essentiel pour éviter les mauvaises surprises à la sortie des lieux.
Conséquences en cas de non-entretien lors du départ du logement
Si, au moment de l’état des lieux de sortie, la haie apparaît négligée, trop haute ou envahissante par rapport à l’état d’entrée, le bailleur peut engager la responsabilité du locataire. Des retenues sur le dépôt de garantie sont alors possibles, pour financer une remise en état par un professionnel.
Lors du départ de Pierre, les cyprès avaient doublé de hauteur et empiétaient largement chez le voisin. Le propriétaire a mandaté une entreprise paysagiste et retenu une partie du dépôt pour couvrir la facture. L’état des lieux comparatif a servi de base à ce calcul.
Risque de retenue sur le dépôt de garantie en cas de jardin laissé à l’abandon.
Intérêt de programmer une taille avant l’état des lieux de sortie.
Situation constatée | Conséquence possible | Prévention |
|---|---|---|
Haie trop haute, non taillée | Retenue financière pour remise en état | Taille avant la remise des clés |
Haie conforme à l’état d’entrée | Aucune retenue pour ce motif | Entretien régulier tout au long de la location |
Pour le locataire, une haie bien tenue est donc aussi un moyen de sécuriser son dépôt de garantie.
Références au décret encadrant ces obligations spécifiques
Les obligations des locataires en matière de haies reposent sur le décret relatif aux réparations locatives, qui détaille les travaux à leur charge. Ce texte liste notamment la taille, l’élagage et le maintien en état des massifs et haies vives. Les juges s’y réfèrent régulièrement pour trancher les litiges entre bailleurs et locataires.
Dans la pratique, les contrats de location reprennent souvent ces dispositions, voire les complètent par des précisions (fréquence minimale de taille, obligations de respecter la hauteur maximale légale pour les haies en limite de propriété). Un locataire a donc tout intérêt à relire attentivement son bail et à poser des questions avant de signer.
Le décret sert de base commune, même si le bail est peu détaillé.
Un bail précis limite les interprétations et les litiges futurs.
Source | Rôle | Impact pour le locataire |
|---|---|---|
Décret réparations locatives | Cadre légal de base | Fixe les obligations de jardinage |
Bail de location | Précisions et adaptations | Ajoute des obligations spécifiques |
Cette articulation entre décret et bail permet de sécuriser la relation contractuelle autour de la gestion du jardin.
Sanctions, accompagnement gouvernemental et enjeux environnementaux liés à la taille des haies
Amendes et mesures dissuasives prévues par la nouvelle réglementation 2025
Le renforcement de la réglementation au 4 juin 2025 s’accompagne d’un volet répressif plus marqué. En cas de non-respect répété des règles de hauteur, de recul ou de période de taille, les particuliers s’exposent à des sanctions pouvant atteindre plusieurs milliers d’euros, en fonction de la gravité et de la persistance du manquement.
Un voisin gêné par une haie trop haute qui masque complètement la lumière peut alerter la mairie, qui mettra en demeure le propriétaire de se mettre en conformité. En l’absence de réaction, les contraventions et astreintes journalières peuvent rapidement alourdir la facture, comme l’illustrent plusieurs décisions récentes en France.
Mise en demeure préalable, puis amendes en cas de refus d’obtempérer.
Possibilité d’astreintes financières tant que la situation perdure.
Manquement | Réaction de l’autorité | Conséquence financière potentielle |
|---|---|---|
Haie trop haute en limite | Mise en demeure, puis procès-verbal | Plusieurs centaines à milliers d’euros |
Taille en pleine période interdite sans urgence | Sanction administrative possible | Amende selon le degré d’atteinte à la faune |
Ces mesures ont un objectif : faire de la haie un sujet pris au sérieux, au même titre que le bruit ou les constructions illégales.
Plan de soutien aux particuliers : subventions et sessions d’information
Conscient que les nouvelles normes peuvent sembler complexes, l’État a mis en place un plan d’accompagnement. Certaines communes proposent des subventions pour l’achat de matériel adapté (taille-haies électriques, broyeurs de végétaux) ou pour le recours ponctuel à un professionnel, notamment pour la mise en conformité initiale après 2025.
De nombreuses mairies et associations organisent également des ateliers d’information : reconnaître un nid, choisir des essences adaptées, maîtriser la hauteur tout en favorisant la biodiversité. Ces initiatives transforment une contrainte apparente en opportunité de repenser son jardin.
Aides financières ponctuelles pour les équipements et travaux vertueux.
Sessions pédagogiques pour comprendre et appliquer la réglementation.
Type d’aide | Acteur | Bénéfice pour le particulier |
|---|---|---|
Subventions matériel | Collectivités locales | Réduction du coût d’équipement |
Ateliers et réunions | Mairies, associations | Meilleure compréhension des règles |
En combinant carotte et bâton, la politique publique cherche un équilibre entre contrainte réglementaire et soutien concret.
Calculateur de règles pour la taille des haies (2025–2026)
Estimez rapidement la hauteur maximale autorisée de votre haie et la distance minimale à respecter par rapport à la limite de propriété.
• Haie à moins de 2 m de la limite de propriété → hauteur maximale souvent limitée à 2 m.
• Haie plantée à au moins 2 m de la limite → hauteur généralement libre (sous réserve de règles locales).
• Des règles plus contraignantes ou plus souples peuvent exister dans votre commune (PLU, règlement de lotissement, usages locaux).
• En cas de doute, vérifiez toujours auprès de votre mairie ou d’un professionnel du droit.
Importance écologique des haies pour la biodiversité et le microclimat local
Au-delà du droit, la haie joue un rôle majeur dans la biodiversité et le microclimat. Elle sert de corridor écologique pour les oiseaux, insectes pollinisateurs et petits mammifères, mais aussi de brise-vent et de régulateur de température. En maintenant une hauteur adaptée et en évitant les tailles excessives, chacun participe à la résilience écologique de son quartier.
Dans de nombreuses régions de France, des études ont montré que les jardins riches en haies diversifiées abritent davantage d’espèces que les espaces minéralisés. Une haie bien pensée protège du vent, filtre les poussières, limite l’érosion et réduit les îlots de chaleur urbains, tout en préservant l’intimité visuelle avec le voisin.
Habitat et corridor pour la faune locale, notamment les oiseaux.
Rôle microclimatique : ombre, brise-vent, réduction des températures extrêmes.
Bénéfice écologique | Effet concret | Bonne pratique associée |
|---|---|---|
Biodiversité accrue | Plus d’espèces d’oiseaux et d’insectes | Choisir des essences variées et locales |
Microclimat tempéré | Moins de vent, moins de chaleur excessive | Maintenir des haies continues et bien structurées |
Respecter la réglementation sur les haies, c’est donc aussi contribuer à un environnement plus vivant, plus frais et plus harmonieux avec son voisinage en France.
Puis-je tailler ma haie si un nid d’oiseau est visible ?
Non, si un nid occupé est présent, vous devez reporter la taille, même en dehors de la période principale d’interdiction. La destruction intentionnelle de nids est sanctionnée. Seules des situations d’urgence de sécurité peuvent justifier une exception strictement encadrée.
Que faire si la haie de mon voisin dépasse chez moi ?
Vous ne pouvez pas couper vous-même les branches sans l’autorisation du voisin ou une décision de justice. Commencez par un échange cordial, puis une lettre recommandée. En cas d’échec, vous pourrez saisir le juge pour obtenir l’élagage ou le défrichement si les distances légales ne sont pas respectées.
Les règles de hauteur et de distances peuvent-elles être différentes dans ma commune ?
Oui, les collectivités peuvent édicter des règles plus strictes que la loi nationale, via le plan local d’urbanisme ou des arrêtés. Il est donc indispensable de vérifier en mairie les dispositions applicables avant de planter ou rehausser une haie.
En tant que locataire, puis-je être obligé de faire venir un professionnel pour la taille ?
La loi vous impose un résultat d’entretien, pas un moyen particulier. Vous pouvez donc tailler vous-même si vous êtes capable de le faire correctement et en sécurité. Le propriétaire peut toutefois exiger une intervention professionnelle si l’état des lieux révèle un important retard de taille.
Comment prouver que j’ai respecté les règles en cas de litige ?
Conservez des photos datées de la haie, les factures de professionnels, ainsi que les copies de vos échanges écrits avec le voisin ou la mairie. En cas de contrôle ou de procédure, ces documents permettront de démontrer votre bonne foi et votre respect de la réglementation.


