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septembre 30, 2025

Accessibilité web : comprendre vos obligations légales RGAA

L’essentiel à savoir

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Points clésDétails pratiques
European Accessibility Act en vigueur dès juin 2025Étendre les obligations à toutes les entreprises privées de plus de 10 salariés
Secteurs concernés par la nouvelle réglementationInclure commerce électronique, banques, transports et services de streaming
Standards techniques WCAG 2.1 niveaux A et AAAppliquer les normes européennes EN 301 549 et RGAA français
Documents obligatoires à produire et maintenir à jourPublier déclaration d’accessibilité et schéma pluriannuel de mise en conformité
Sanctions jusqu’à 50 000 euros par service non conformeRisquer 1% du chiffre d’affaires pour les entreprises récidivistes
Moins de 10% des sites français actuellement conformesAnticiper la mise en conformité pour éviter des coûts correctifs

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Nous entrons dans une nouvelle ère pour l’accessibilité numérique en Europe. La directive 2019/882, connue sous le nom d’European Accessibility Act, transforme radicalement le paysage réglementaire français à partir du 28 juin 2025. Cette révolution juridique étend les obligations d’accessibilité bien au-delà du secteur public, touchant désormais toutes les entreprises privées de plus de 10 salariés ou réalisant plus de 2 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel. Nous assistons à un changement de paradigme où l’inclusion digitale devient un impératif légal pour l’ensemble du marché intérieur européen.

L’enjeu dépasse largement la simple conformité réglementaire. Nous observons que moins de 10% des sites web français respectent actuellement les standards d’accessibilité, tandis que 40% des plateformes numériques n’ont engagé aucune démarche significative. Cette situation expose les entreprises à des risques juridiques considérables tout en excluant une part importante de la population des services numériques. L’accessibilité devient ainsi un levier stratégique de compétitivité et d’innovation.

Les nouvelles obligations réglementaires européennes à partir de 2025

La directive européenne 2019/882 du 17 avril 2019 métamorphose l’approche de l’accessibilité numérique en harmonisant les exigences pour certains produits et services dans le marché intérieur européen. Cette directive vise à éliminer les barrières à la libre circulation tout en facilitant l’accès aux personnes handicapées. Nous constatons une évolution majeure par rapport au cadre juridique français existant, basé sur le Référentiel Général d’Amélioration de l’Accessibilité (RGAA 4.1) qui s’appuyait sur l’article 47 de la loi du 11 février 2005 et le décret n° 2019-768 du 24 juillet 2019.

La transposition française de cette directive s’effectue par la loi n° 2023-171 du 9 mars 2023 et le décret n° 2023-931 du 9 octobre 2023. Nous observons un élargissement considérable du champ d’application qui touchait précédemment les services de l’État, collectivités territoriales, établissements publics, organisations délégataires d’une mission de service public et entreprises dont le chiffre d’affaires en France dépassait 250 millions d’euros. Pour une vue globale, découvrez « obligations legales daccessibilite numérique pas à pas », avec explications courtes et liens officiels.

Évolution du cadre juridique français

Nous assistons à une transformation profonde du paysage réglementaire français en matière d’accessibilité numérique. L’ancien système, limité aux organismes publics et aux très grandes entreprises, cède la place à une approche inclusive touchant l’ensemble du tissu économique. Cette évolution s’inscrit dans la continuité de la loi de 2005 pour l’égalité des droits et des chances, mais avec une portée considérablement élargie.

L’ordonnance 2023-857 renforce significativement le dispositif de sanctions, créant un environnement juridique plus contraignant. Nous constatons que cette évolution législative s’accompagne d’une harmonisation européenne des standards techniques, garantissant une cohérence réglementaire au niveau continental. Les entreprises françaises bénéficient ainsi d’un cadre unifié facilitant leurs activités transfrontalières.

Critères d’éligibilitéAncien système (avant 2025)Nouveau système (à partir de 2025)
Secteur publicObligatoireObligatoire
Entreprises privéesCA > 250 millions €10 salariés ou 2 millions € CA
Organisations d’intérêt généralObligatoireObligatoire

Extension du périmètre d’application

Nous identifions plusieurs secteurs d’activité particulièrement concernés par cette extension réglementaire. Les services de commerce électronique constituent le premier segment visé, englobant toutes les plateformes de vente en ligne, marketplaces et boutiques digitales. Les services bancaires en ligne représentent également un enjeu majeur, incluant les applications mobiles, sites web et interfaces de paiement.

Les services de transport subissent également cette transformation, couvrant les plateformes de réservation, applications de mobilité et systèmes d’information voyageurs. Nous observons que les services de télécommunications, les médias audiovisuels et les plateformes de streaming intègrent désormais ce périmètre élargi. Les services de billetterie et de réservation complètent cette liste exhaustive des secteurs concernés.

Les produits et services visés par la directive incluent les systèmes informatiques tels que ordinateurs, tablettes et smartphones, ainsi que leurs logiciels associés. Les terminaux de paiement électronique et équipements interactifs entrent également dans ce champ d’application. Nous constatons que les sites web, applications mobiles, documents PDF et livres électroniques constituent des éléments centraux de cette réglementation. Pour une vue globale, référez-vous au « dossier etudiants etrangers erreurs rejeter votre titre », avec rappels essentiels et conseils pratiques.

Calendrier de mise en œuvre

Nous identifions deux échéances distinctes pour la mise en conformité. La première, fixée au 28 juin 2025, exige une conformité immédiate pour tous les nouveaux produits et services. Cette date marque un tournant décisif pour les entreprises qui devront intégrer les exigences d’accessibilité dès la conception de leurs solutions digitales.

La seconde échéance, prévue le 28 juin 2030, accorde un délai supplémentaire pour les services existants utilisant des équipements déjà en place. Nous soulignons en revanche une exception importante : les sites web et applications mobiles, même existants avant 2025, doivent être conformes dès le 28 juin 2025 car ils ne sont pas considérés comme des « produits » au sens de la directive.

  1. Normes européennes EN 301 549 V2.1.2 (référence principale pour l’accessibilité)
  2. Web Content Accessibility Guidelines (WCAG) 2.1 niveaux A et AA
  3. Référentiel Général d’Amélioration de l’Accessibilité (RGAA) pour la France
  4. Référentiel d’Accessibilité des Applications Mobiles (RAAM)

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Ces normes techniques s’articulent autour de quatre principes fondamentaux que nous devons intégrer dans toute démarche d’accessibilité : la perceptibilité, l’utilisabilité, la compréhensibilité et la robustesse. Ces critères garantissent une expérience utilisateur optimale pour l’ensemble des utilisateurs, y compris les personnes en situation de handicap.

Interface technologique avec motif géométrique bleu et rouge

Mise en conformité et sanctions : guide pratique pour les entreprises

Nous entrons dans une phase critique où les entreprises doivent structurer leur approche de l’accessibilité numérique selon un cadre réglementaire précis. Les obligations déclaratives constituent le socle de cette démarche de conformité, imposant aux organisations concernées la production de documents spécifiques attestant de leur engagement. Cette transformation réglementaire s’accompagne d’un renforcement significatif du dispositif de sanctions, créant un environnement juridique plus contraignant.

L’état actuel de l’accessibilité en France révèle l’ampleur du défi à relever. Nous constatons que moins de 10% des sites web français respectent pleinement les standards d’accessibilité, tandis que 40% des plateformes numériques n’ont engagé aucune démarche significative. Cette situation expose les entreprises à des risques juridiques et économiques considérables, tout en privant une part importante de la population de l’accès aux services numériques.

Obligations administratives et déclaratives

Nous identifions quatre documents obligatoires que chaque organisation doit produire et maintenir à jour. La déclaration d’accessibilité constitue le premier élément, détaillant l’état de conformité selon trois niveaux possibles : totale, partielle ou non-conformité. Ce document doit préciser les éléments conformes, les dérogations appliquées et les alternatives proposées aux utilisateurs.

Le schéma pluriannuel de mise en accessibilité représente le deuxième pilier de cette approche documentaire. Ce plan stratégique, établi sur une durée maximale de trois ans, définit la politique d’accessibilité de l’organisation et les moyens alloués à sa mise en œuvre. Nous soulignons l’importance de ce document dans la planification des investissements et la priorisation des actions correctives. Pour une vue globale, retrouvez « nouveaux controles cdg orly pas à pas », avec points clés et retours d’expérience.

Le plan d’action annuel complète cette architecture documentaire en précisant les actions concrètes engagées chaque année pour améliorer l’accessibilité. Ce document doit inclure un calendrier détaillé, les ressources mobilisées et les indicateurs de suivi. Les dispositifs d’assistance et de contact constituent le quatrième élément obligatoire, permettant aux utilisateurs de signaler les défauts d’accessibilité et de demander des informations sur les contenus non accessibles.

Système de contrôle et sanctions

Nous observons la mise en place d’un système de contrôle structuré autour de six organismes spécialisés selon les secteurs d’activité. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) assure un rôle transversal de surveillance du marché. L’Autorité de régulation des communications électroniques (ARCEP) supervise spécifiquement le secteur des télécommunications.

L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle (ARCOM) contrôle les médias audiovisuels et services de streaming. L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) surveille le secteur bancaire et assurantiel, tandis que l’Autorité des marchés financiers (AMF) intervient sur les services financiers. La Banque de France complète ce dispositif pour les services monétaires spécialisés.

Type de sanctionMontantChamp d’application
Service non accessibleJusqu’à 50 000 €Par service non conforme
Non-publication déclaration25 000 €Défaut documentaire
Personne physique75 000 €Dirigeants responsables
Personne morale1% du chiffre d’affairesEntreprises récidivistes

Le nouveau régime de sanctions renforcées marque une rupture avec l’approche précédente. Nous constatons une escalade progressive des sanctions, débutant par les contraventions de 5e classe pour les infractions mineures. Les amendes peuvent atteindre 50 000 euros par service non accessible, auxquels s’ajoutent 25 000 euros supplémentaires en cas de non-publication de la déclaration d’accessibilité.

Stratégie d’anticipation pour les entreprises

Nous recommandons une approche proactive plutôt que subie pour aborder cette transformation réglementaire. L’accessibilité numérique présente des bénéfices business significatifs qui dépassent la simple conformité légale. Les sites accessibles bénéficient d’une meilleure expérience utilisateur pour l’ensemble des visiteurs, d’un taux de conversion amélioré et d’un élargissement naturel de l’audience cible.

Les entreprises qui anticipent cette évolution réglementaire évitent une mise en conformité précipitée et coûteuse. Nous observons que les organisations ayant intégré l’accessibilité dès la conception de leurs interfaces digitales réalisent des économies substantielles par rapport à celles contraintes à des adaptations correctives. Cette approche permet également de développer une expertise interne et de sensibiliser les équipes aux enjeux d’inclusion.

  • Audit initial des services numériques existants selon les critères WCAG 2.1
  • Formation des équipes techniques et éditoriales aux bonnes pratiques d’accessibilité
  • Intégration des exigences d’accessibilité dans les processus de développement
  • Mise en place d’outils de contrôle automatisés et de tests utilisateurs

La dérogation pour charge disproportionnée peut être invoquée au cas par cas, mais doit être rigoureusement justifiée. Cette exemption temporaire tient compte de la taille de l’organisation, de ses ressources disponibles et d’une estimation précise des coûts par rapport aux bénéfices attendus pour les personnes handicapées. Nous soulignons que cette dérogation ne dispense pas de l’obligation de proposer des alternatives et de progresser vers la conformité.

L’accessibilité numérique devient ainsi un enjeu stratégique majeur pour les entreprises européennes. Cette évolution réglementaire, loin de constituer une contrainte, représente une opportunité d’innovation et de différenciation concurrentielle. Nous entrons dans une ère où l’inclusion digitale façonne l’avenir des technologies numériques et redéfinit les standards de qualité des services en ligne.