En bref :
Exonération de taxe foncière : dispositifs variés visant à alléger l’impôt pour les ménages modestes, les personnes âgées, handicapées ou pour favoriser la construction neuve.
Plusieurs critères : revenu fiscal de référence, nature du bien, travaux réalisés, âge et prestations sociales (ASPA, ASI, AAH).
Les propriétaires peuvent bénéficier d’une exonération temporaire ou permanente selon leur situation. Certaines exonérations doivent être demandées, d’autres sont automatiques.
Attention aux démarches : la déclaration d’achèvement, la transmission de justificatifs et le respect des délais sont essentiels.
Des dérogations locales existent, notamment pour la vacance ou la rénovation du logement. La taxe d’enlèvement des ordures ménagères n’est jamais incluse dans les exonérations principales.
En 2025, les hausses de la taxe foncière accentuent l’intérêt des dispositifs d’exonération pour préserver le pouvoir d’achat des familles et retraités.
Face à la progression continue du poids fiscal en France, la taxe foncière cristallise de nombreuses inquiétudes. Cet impôt incontournable, payé chaque année par les propriétaires immobiliers, pèse lourd dans le budget des ménages, particulièrement pour les retraités et familles modestes. Pourtant, un ensemble de dispositifs d’exonération existent afin d’adapter cette charge aux situations personnelles et encourager certaines formes d’investissement, comme la construction neuve ou la rénovation énergétique. À l’heure où de nouveaux barèmes et coefficients affectent les bases locatives en 2025, chaque détail de la législation compte : qui, concrètement, peut échapper à tout ou partie de la taxe foncière ? Quels documents produire, quelles démarches enclencher, et pour quelle durée obtient-on un allègement, voire une suppression totale ? Entre plafonds de revenus, parcours administratif parfois déroutant et disparités locales, il n’est pas si simple de s’y retrouver. Mais maîtriser ces règles peut faire la différence pour préserver le budget de son foyer — ou sécuriser un investissement immobilier. Pour une vue d’ensemble, consultez notre site d’informations juridiques mis à jour en continu.
L’exonération de taxe foncière n’est jamais automatique pour tout le monde. Certaines sont accordées d’office (notamment pour les allocataires des minimas sociaux), d’autres imposent au propriétaire d’être vigilant (déclaration d’achèvement pour une construction neuve, preuve de revenus ou de situations particulières). En France, le législateur a renforcé l’ajustement du régime des dégrèvements en 2025 pour répondre à la flambée constatée des impôts locaux, tout en maintenant des critères sociaux stricts. Il est capital d’anticiper, de réunir les bons justificatifs, et de solliciter immédiatement le fisc après un changement de situation. Omettre une demande — ou la transmettre hors délai — entraîne la perte du bénéfice d’exonération, y compris en cas d’erreur de l’administration. Des subtilités existent aussi pour les logements neufs, la vacance du logement, l’âge du titulaire ou la durée de détention. Cerner exactement la mesure adaptée, c’est maximiser ses droits et optimiser sa fiscalité. Retrouvez d’autres dossiers pratiques dans Sécurité et Vie quotidienne.
Calculatrice de droit à l’exonération de taxe foncière 2025
Estimez facilement votre éligibilité à l’exonération ou au dégrèvement de taxe foncière selon vos caractéristiques.
Exonération taxe foncière : les cas prévus par la loi
Le paysage de l’exonération de taxe foncière s’est complexifié ces dernières années, notamment avec l’instauration de nouveaux critères liés aux revenus, à l’état civil et à la nature des logements. Le régime légal distingue en priorité les personnes âgées, les personnes en situation de handicap et les bénéficiaires de certaines allocations telles que l’ASPA, l’ASI ou l’AAH. Il réserve également des mesures aux propriétaires initiant une construction neuve et aux logements bénéficiant de subventions ou de financements spécifiques (prêts aidés).
Exonération liée à l’âge ou à un handicap : dédiée aux occupants principaux, sous conditions de ressources et d’allocations sociales.
Exonération temporaire stimulante pour les investissements dans les logements neufs ou peu énergivores.
Dégrèvements exceptionnels pour logements inhabitables, vacants ou ayant subi des sinistres.
Situation | Type d’exonération | Durée | Conditons majeures |
|---|---|---|---|
Personnes âgées (75+) titulaires ASPA ou ASI | TOTALE | Permanente | Domicile principal, plafond de revenus |
Propriétaires entre 65 et 75 ans | Dégrèvement 100 € | Annuelle | Plafond de revenu fiscal de référence |
Bénéficiaires AAH | Totale | Permanente | Sous condition de revenus |
Propriétaires logements neufs | Totale | 2 ans | Déclaration d’achèvement dans les 90 jours |
Logement financé par prêts aidés (HLM/PLAI) | Totale | 15 ans | Sur demande, respect des conditions de financement |
Logement vacant/inhabitable | Totale | Durée de la vacance | Demande et justificatifs obligatoires |
Avant vos démarches en ligne, pensez à activer votre portefeuille d’identité numérique pour vous connecter en toute sécurité.
Exonération pour les personnes âgées ou handicapées
La loi protège en priorité les personnes âgées de plus de 75 ans et les allocataires de l’ASPA, de l’ASI ou de l’AAH grâce à une exonération totale de la taxe foncière. Ce droit bénéficie à ceux qui résident dans leur domicile principal, sous réserve de plafonds de revenu fiscal de référence. Depuis 2023, la cohabitation avec d’autres personnes (hors conjoint ou aide à domicile) n’est plus une condition d’exclusion, ce qui élargit l’accès à l’allègement fiscal. Les propriétaires âgés partis temporairement en maison de retraite peuvent aussi conserver l’exonération à condition que leur logement reste libre de toute occupation locative.
Âge requis : 75 ans révolus au 1er janvier de l’année d’imposition
Détention de l’ASPA, de l’ASI ou de l’AAH
Domicile principal visé (ou logement resté vide en maison de retraite)
Respect des plafonds de revenus
L’application peut être automatique selon les revenus déclarés à l’administration, mais une vérification annuelle assure que seuls les bénéficiaires légitimes profitent de l’exonération.

Exonération temporaire pour construction neuve
La construction ou l’achat de logements neufs offre un avantage fiscal crucial : durant deux ans, les propriétaires échappent totalement à la taxe foncière. Cette mesure vise autant à dynamiser l’urbanisme qu’à faciliter l’accession à la propriété.
Durée : 2 ans, à compter du 1er janvier qui suit l’achèvement des travaux
Démarche : dépôt d’une déclaration dans les 90 jours auprès du centre des impôts
Champ : toutes les constructions neuves ou reconstructions agrandies (réelles augmentations de surfaces ou modification de l’usage du bien)
Attention : certaines communes ou établissements publics (EPCI) peuvent restreindre cette exonération à tout ou partie de la taxe foncière par simple délibération. Un conseil : vérifier systématiquement les règles locales avant tout investissement ou dépôt de dossier. Intéressé par les aides liées à la mobilité ? Nos critères du bonus écologique 2026 sont expliqués simplement.
Conditions de ressources et démarches administratives
L’accès à l’exonération dépend, pour les catégories sociales protégées, de seuils de revenu fiscal de référence réactualisés chaque année. Pour prétendre à l’allégement, il faut fournir les justificatifs adéquats (avis d’imposition ASPA/ASI/AAH, avis d’imposition sur le revenu, justificatif d’achèvement de construction, etc.) et, si nécessaire, adresser une demande explicite par écrit ou via l’espace en ligne des impôts.
Exonérations automatiques : attribuées lorsque le fisc dispose de toutes les informations (liées notamment à la perception de l’ASPA, ASI, ou AAH et du niveau de revenus)
Exonérations sur demande : exigent une réactivité et le respect des délais, notamment pour les logements neufs ou vacants
Le non-respect du calendrier (90 jours après l’achèvement des travaux) fait perdre le bénéfice de l’exonération temporaire
Pour de nombreux foyers, ces démarches administratives peuvent paraître complexes voire décourageantes. L’accompagnement par un conseiller fiscal ou d’associations dédiées se révèle alors judicieux.
En synthèse, l’appartenance à une catégorie éligible ne suffit pas si les ressources excèdent le plafond, si les justificatifs manquent, ou si les délais sont dépassés.
Critères d’éligibilité et modalités pour obtenir une exonération de taxe foncière
Le droit à l’exonération de taxe foncière s’exerce uniquement selon des critères précis. Outre l’âge, la perception de minimas sociaux, la réalisation de travaux significatifs ou la nature du bien, le respect des plafonds de revenu fiscal de référence constitue l’un des filtres déterminants. En pratique, ces plafonds évoluent chaque année : c’est pourquoi il faut systématiquement consulter l’avis d’imposition le plus récent avant d’initier ses démarches. Les collectivités locales adaptent aussi les règles à la marge, générant parfois d’importants écarts d’une commune à l’autre.
Catégorie | Critère clé | Exemple de plafond de revenu fiscal de référence (2025) |
|---|---|---|
Personne seule | Âge & Prestations sociales | 12 086 € |
Couple | Cumul ASPA/ASI/AAH | 18 688 € |
Propriétaires logement neuf | Déclaration d’achèvement | Non soumis à plafond |
Travaux énergétiques | Réduction d’au moins 50 % de consommation | Sous conditions |
Pour calculer le plafond, se référer à l’avis officiel ou au simulateur en ligne des finances publiques chaque année.
Le fisc contrôle l’ensemble des ressources, pensions et revenus mobiliers compris.
Aucune exonération n’inclut la taxe d’enlèvement des ordures ménagères.
Pourquoi les taux varient d’une ville à l’autre ?
La France présente une diversité extrême des taux de taxe foncière. Cette disparité découle du transfert de compétences fiscales aux communes et EPCI, qui votent leur taux en fonction des besoins de financement locaux : écoles, infrastructures, services, et investissements du territoire.
Ainsi, deux propriétaires détenant des biens similaires dans des communes adjacentes peuvent payer des montants radicalement différents malgré une base d’imposition identique.
Communes rurales en général moins taxées
Villes-centres et métropoles souvent plus onéreuses par effet de fiscalité additionnelle
Certains territoires appliquent des abattements supplémentaires sur décision locale
Cette individualisation croissante pousse de nombreux foyers à s’informer activement avant l’acquisition d’un bien immobilier.
Comment connaître le taux applicable à sa commune ?
Le taux de taxe foncière figure sur l’avis d’imposition reçu chaque année. Il est également consultable sur le site officiel des impôts et le site internet de votre commune. Pour anticipation, la demande peut être formulée en mairie ou via les services en ligne, parfois intégrée dans le simulateur mis à disposition par la Direction Générale des Finances Publiques.
Consultez chaque année votre avis d’imposition détaillé
Le portail des impôts calcule en temps réel le taux pour votre adresse grâce à la géolocalisation
Des sites spécialisés proposent des comparateurs intercommunaux
Transparence et actualisation régulière : deux exigences pour éviter toute mauvaise surprise lors de l’estimation de son impôt local.
Exemples concrets de variations communales
Prenons l’exemple de Lucie, retraitée et propriétaire d’un appartement à Rennes (Ille-et-Vilaine) : malgré son abattement social et une situation fiscale modeste, sa taxe foncière s’élève à près de 950 € par an. À quelques kilomètres, dans une commune rurale comme Châteaugiron, la même base d’imposition aboutit à une taxe divisée par deux. À Lyon, pour un bien équivalent, le taux municipal étant plus élevé, la note approche 1 400 € — avant dégrèvement.
Ville | Taux foncier moyen | Exemple de taxe pour un bien de 75 m² |
|---|---|---|
Rennes | 39 % | 950 € |
Lyon | 48 % | 1 400 € |
Châteaugiron | 21 % | 480 € |
Ces exemples illustrent l’absolue nécessité de comparer les taux locaux avant achat ou transfert de résidence principale.
Taxe foncière calcul : méthode officielle et exemples pratiques
La taxe foncière résulte d’une mécanique précise qui combine la valeur locative cadastrale du bien, un taux propre à chaque collectivité, puis l’application d’éventuels abattements, exonérations ou dégrèvements. Comprendre ce calcul est le premier pas pour anticiper un éventuel allègement ou challenger une décision de l’administration.
Base d’imposition et valeur locative cadastrale
La base de calcul repose sur la valeur locative cadastrale, c’est-à-dire le loyer annuel théorique du bien s’il était loué au marché. Cette valorisation se met à jour selon les rénovations, l’évolution du quartier ou les changements de destination de la propriété.
La Direction Générale des Finances Publiques revalorise chaque année les bases locatives en fonction d’indices (inflation, marché local)
Des abattements ou exonérations réduisent parfois la base imposable (notamment pour handicap, énergie ou difficultés financières)
L’avis d’imposition mentionne toujours la valeur locative cadastrale retenue pour chaque bien imposable.
Taxe foncière par commune : variations locales et exonérations possibles
Chaque commune fixe son propre taux de fiscalité foncière, auquel s’ajoute le taux départemental. Parfois, une contribution intercommunale s’ajoute pour financer des projets structurants (transports, économie circulaire, voirie, etc.). En conséquence, le montant de la taxe foncière varie non seulement selon le bien, mais aussi (et surtout) d’une région à l’autre.
Collectivité | Taux 2025 (exemple type) | Part sur la taxe |
|---|---|---|
Commune | 28 % | 55 % |
Département | 16 % | 35 % |
Intercommunalité | 4 % | 10 % |
Le taux consolidé s’impose automatiquement à tous les propriétaires de la zone concernée
Les collectivités peuvent accorder ou supprimer les dégrèvements sur simple délibération
Méthode de calcul simplifiée pour estimer sa taxe
Pour estimer rapidement le montant de la taxe foncière (hors exonération ou abattement), appliquez la formule suivante :
Valeur locative cadastrale x Taux d’imposition global = Montant brut
Exemple :
Un bien dont la valeur locative est de 5 000 € avec un taux combiné de 42 % donnera : 5 000 € x 0,42 = 2 100 € de taxe foncière avant dégrèvement. Si l’exonération s’applique, le montant sera réduit ou annulé.
En cas de doute, le simulateur en ligne permet une estimation personnalisée, intégrant les spécificités de votre situation (revenus, statut, nature du bien, etc.).
Tableau comparatif : Exonérations de taxe foncière
| Dispositif | Conditions | Durée | Public cible | Démarches | Non couvert |
|---|
Augmentation taxe foncière : causes, chiffres et solutions
L’explosion des montants de la taxe foncière depuis trois ans s’explique par plusieurs facteurs. La révision des bases locatives, décidée pour mieux refléter la réalité des valeurs immobilières, a puissamment contribué à la surcharge fiscale. Mais l’augmentation des taux votée localement, sous l’effet de la nécessaire modernisation des infrastructures et des transferts financiers de l’État, amplifie la tendance.
Revalorisation annuelle des bases locatives (indice d’inflation ou hausse du coût de la vie)
Hausses exceptionnelles des taux municipaux et intercommunaux, notamment dans les grandes métropoles
Suppression de certaines compensations de l’État (dotations, subventions)
Les réformes successives sur l’autonomie fiscale des collectivités, si elles renforcent la légitimité locale, génèrent d’importantes disparités et incertitudes pour les années à venir.
Causes principales de l’augmentation 2024–2025
En 2025, la hausse se concentre principalement sur :
L’application d’une nouvelle revalorisation forfaitaire des bases de 7 % sur l’ensemble du territoire
Le financement de la transition écologique et des investissements massifs dans la réhabilitation énergétique, qui pèsent sur les budgets
La volonté politique d’anticiper d’éventuelles réductions de subventions d’État
Pour les ménages fragiles, le recours à l’exonération ou au dégrèvement s’impose plus que jamais comme une nécessité vitale.
Communes les plus touchées par la hausse
Les grandes agglomérations ont été parmi les premières à procéder à des relèvements marqués. Paris, Lille, Marseille ou Nice affichent des taux de croissance dépassant parfois les 10 % annuels. Les communes périurbaines, elles, compensent le manque à gagner de la baisse des autres impôts par un effort sur la taxe foncière.
Commune | Évolution du taux (2023-2025) | Incidence sur un bien moyen |
|---|---|---|
Paris | +14,7 % | +250 € à +600 € |
Marseille | +9,8 % | +180 € à +400 € |
Montpellier | +12,1 % | +190 € à +390 € |
La dynamique reste différente en zone rurale ou dans les petites villes, où la hausse se limite souvent à la variation règlementaire nationale.
Moyens de réduire l’impact sur les ménages
Maîtriser le montant de la taxe foncière relève d’abord d’une bonne anticipation. L’obtention d’une exonération ou d’un dégrèvement demeure la clé. Par ailleurs :
Signalez tout changement de situation ou baisse de revenus à l’administration pour réévaluation immédiate
En cas de vacance du logement, déposez aussitôt une demande officielle de suspension de la taxe
Utilisez la procédure de demande gracieuse en cas de difficultés financières exceptionnelles
Dans tous les cas, les organismes sociaux et les associations d’aide aux propriétaires se mobilisent pour guider les usagers dans ces démarches, à l’appui de modèles de lettres pré-remplis et d’assistance à la collecte des pièces.
Aides locales supplémentaires pour alléger la taxe foncière
Face à la hausse marquée de la taxe foncière, certaines communes et conseils départementaux instaurent des dispositifs complémentaires pour soulager les propriétaires les plus fragiles. Abattements locaux, exonérations ciblées pour les investissements dans la rénovation énergétique, ou encore aides directes sous forme de chèques ou de subventions, ces solutions sont variables d’un territoire à l’autre. Il est souvent nécessaire de s’adresser à la mairie ou au centre d’action sociale pour connaître l’ensemble des mesures disponibles, et déposer un dossier complet. L’agilité des politiques locales peut ainsi offrir une bouffée d’oxygène précieuse pour les ménages en difficulté.
Réductions et dégrèvements de taxe foncière
En plus de l’exonération pure, il existe une palette de dégrèvements et de réductions spécifiques. Ceux-ci permettent d’ajuster le montant de la taxe foncière à des situations particulières, telles que la vacance, la rénovation ou la faiblesse structurelle des revenus. À noter : une exonération partielle n’éteint pas toujours la totalité de l’impôt, notamment en cas de suppression de certains décrets locaux.
Cas particuliers : logements vacants ou rénovés
Un propriétaire peut bénéficier d’un dégrèvement total ou partiel si son bien est resté vacant, inhabitable ou en travaux de rénovation lourde pendant une durée significative. Cette mesure répond aussi bien à la lutte contre la vacance qu’à l’accompagnement des travaux d’amélioration énergétique.
La vacance doit être indépendante de la volonté du propriétaire et portée à la connaissance de l’administration (déclaration sur justificatifs, visite de contrôle possible)
Les travaux éligibles ouvrent droit à un abattement ou une exonération temporaire selon la nature et la priorité énergétique (ex : isolation, rénovation globale, etc.)
Le fisc exige dans ce cas une déclaration circonstanciée et des pièces probantes (factures, attestations d’entreprise, photos, etc.).
Dégrèvement pour faible revenu ou handicap
Pour les personnes ne remplissant pas toutes les conditions d’exonération mais disposant de revenus modestes, un dégrèvement partiel (de 100 € à 500 € selon cas) est possible. L’allocation d’un tel dégrèvement dépend étroitement du plafond de revenu fiscal de référence, de la composition du foyer et de la justification des ressources annuelles.
Personnes de 65 à 75 ans : dégrèvement automatique de 100 €, sous conditions de revenu fiscal de référence
Bénéficiaires de l’AAH, de l’ASPA ou de l’ASI : exonération ou réduction prononcée d’office, mais réévaluée chaque année
En cas de doute, un recours gracieux reste possible pour obtenir un allègement supplémentaire, sur la base d’un dossier motivé.
Comment déposer une réclamation auprès du fisc ?
En cas d’erreur manifeste, de changement de situation, ou de difficulté soudaine (perte d’emploi, accident), tout propriétaire dispose d’un délai pour déposer une contestation auprès de l’administration fiscale. Mode d’emploi :
Adressez un courrier argumenté à votre centre des finances publiques (modèle disponible sur impots.gouv.fr)
Joignez tous les justificatifs utiles (revenus, état civil, travaux réalisés, situation du logement)
La procédure en ligne, via l’espace particulier, accélère la prise en compte et la réponse
En cas d’acceptation, le dégrèvement s’appliquera sur la prochaine échéance, voire donnera lieu à un remboursement du trop-perçu si la demande aboutit après un paiement déjà effectué.
Cette procédure, bien que formalisée, bénéficie d’un taux de succès élevé lorsque la motivation relève d’un véritable changement de vie.
Démarches à suivre en cas de refus ou de litige avec l’administration fiscale
Si votre demande de dégrèvement ou d’exonération de taxe foncière n’a pas abouti, plusieurs voies de recours restent envisageables. Il est essentiel de contester la décision auprès des services fiscaux dans les délais impartis, généralement deux mois après la réception du refus. La présentation d’éléments nouveaux ou de justificatifs complémentaires peut jouer en votre faveur. En cas de désaccord persistant, il est possible de saisir le conciliateur fiscal départemental, puis, si nécessaire, de porter le litige devant le tribunal administratif. Cette démarche rigoureuse permet de défendre vos droits tout en préservant vos intérêts financiers.
Quels documents fournir pour une exonération de taxe foncière ?
Pour chaque demande d’exonération, il est impératif de réunir : l’avis de non-imposition (pour les prestations sociales type ASPA, ASI, AAH), l’avis d’imposition sur le revenu, l’acte de propriété ou preuve du statut du logement, et dans le cas des logements neufs ou rénovés, la déclaration d’achèvement de travaux.
Mon logement est vacant : puis-je être exonéré de taxe foncière ?
Oui, vous pouvez obtenir une exonération temporaire si la vacance est indépendante de votre volonté et dure au moins 3 mois consécutifs. Il faut faire une déclaration auprès du fisc et présenter tous les justificatifs.
L’exonération s’applique-t-elle aussi à la taxe d’enlèvement des ordures ménagères ?
Non, votre exonération ou dégrèvement de taxe foncière ne concerne jamais la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. Celle-ci reste intégralement due, sauf décision expresse de la commune.
Que faire si j’oublie de déclarer une situation ouvrant droit à exonération ?
Un oubli ou un retard de déclaration entraîne la perte de l’exonération pour l’année concernée. Il est crucial d’être attentif aux délais, en particulier pour les constructions neuves (déclaration sous 90 jours).
Existe-t-il des aides spécifiques pour les personnes handicapées ?
Oui, les personnes en situation de handicap titulaires de l’AAH peuvent être exonérées de taxe foncière sur leur résidence principale, sous conditions de ressources, comme les personnes de plus de 75 ans bénéficiaires de l’ASPA ou de l’ASI.


