Quelles nouvelles obligations pour les utilisateurs de trottinettes électriques en 2026 ? À l’approche de l’entrée en vigueur de règles plus strictes – immatriculation, amendes, assurance et sécurité renforcées – la France adapte sa réglementation face à l’usage massif des EDPM (engins de déplacement personnel motorisés). Encadrement des usages urbains, prévention des incivilités et inclusion des innovations techniques nourrissent une réforme ambitieuse, où policiers et élus locaux jonglent entre libertés nouvelles et exigences sécuritaires. Alors que l’arrivée de la carte grise dédiée aux nouveaux véhicules dès 2026 ouvre la voie à une responsabilité civile accrue, usagers quotidiens et opérateurs de flottes partagées sont confrontés à des exigences inédites. Démêlons les obligations, risques et sanctions qui jalonnent désormais la vie quotidienne dans nos agglomérations, des pistes cyclables aux trottoirs, le tout sous le regard attentif des assureurs et forces de l’ordre.
En bref
Âge minimum de 14 ans pour conduire un EDPM ; interdit de transporter un passager.
Circulation prioritaire sur pistes cyclables, routes limitées à 50 km/h en agglomération, interdit ou fortement réglementé sur trottoirs.
Assurance responsabilité civile et équipement (freins, feux, avertisseur sonore) obligatoires.
Amendes entre 135 € et 1 500 € selon les infractions (circulation interdite, débridage, passager…).
Casque conseillé en ville, obligatoire hors agglomération sur routes autorisées.
Stationnement encadré, amendes majorées dans certaines villes pour stationnement gênant.
Les monoroues/gyropodes suivent les mêmes règles.
Se former à la sécurité routière : découvrez les formations obligatoires
Tableau comparatif : Obligations légales 2026
Comparez facilement les règles applicables aux trottinettes électriques et aux cyclomobiles légers suite à la réglementation 2026.
| Obligation | Trottinette électrique | Cyclomobile léger |
|---|
Réglementation trottinettes 2026 : immatriculation, amendes et sécurité des EDPM
Nouvelles obligations et sanctions pour les trottinettes électriques en 2026 : les points clés
L’évolution fulgurante de la circulation des EDPM – engins de déplacement personnel motorisés – bouleverse en profondeur le paysage urbain et périurbain français. Pour répondre à cette mutation, le cadre légal connaît une refonte globale : obligation d’assurance, précisions sur la responsabilité civile, équipements de sécurité novateurs et amendes renforcées structurent l’usage des trottinettes électriques et assimilés.
La France n’est pas isolée : dès 2026, une montée en puissance des règles européennes pourrait harmoniser les pratiques dans toute l’Union, à l’instar de ce qu’on observe avec les changements d’immatriculation et le contrôle technique sur les véhicules traditionnels (voir ici les détails).
Mais qu’est-ce qui change concrètement pour l’usager de trottinette ? D’abord, l’assurance est indépendante de celle de la maison ou de l’auto traditionnelle : posséder sa propre couverture devient aussi prioritaire qu’un bon système de freinage ou un avertisseur sonore efficace. Ensuite, l’âge minimum de 14 ans, déjà effectif dans de nombreuses villes, devient la norme nationale. Enfin, les sanctions s’alourdissent, passant d’une simple contravention à des amendes sérieuses en cas de récidive ou d’infractions majeures.
Les opérateurs de location doivent également redoubler de vigilance : contrat d’assurance spécifié, gestion du fléau du stationnement anarchique, pédagogie auprès de clients trop pressés ou novices. L’ensemble du dispositif vise un objectif clair : équilibrer flexibilité de déplacement et préservation de la sécurité publique, notamment celle des piétons sur les trottoirs et des cyclistes sur les pistes cyclables.
Assurance, équipement, zones de circulation et stationnement détaillées pour chaque catégorie.
Importance des clauses contractuelles en cas de location ou de souscription à des plateformes de mobilité partagée.
Infraction | Sanction pécuniaire (amende) | Sanctions complémentaires |
|---|---|---|
Usage d’une trottinette sur une voie interdite | 135 € | Risque d’immobilisation |
Débridage (vitesse maximale > 25 km/h) | 1 500 € | Confiscation de l’engin |
Transport d’un passager | 135 € | Trouble à l’ordre public |
Stationnement gênant sur les trottoirs | 49 à 135 € (selon la ville) | Retrait immédiat |
Absence d’équipement (avertisseur sonore, feux, gilet…) | 35 à 68 € | Rappel à la sécurité |
Définition des EDPM : trottinettes électriques, monoroues, gyropodes et cyclomobiles légers
L’univers de la mobilité urbaine évolue sans cesse, et la diversité des EDPM ne cesse de s’accroître. Une trottinette électrique se distingue par son guidon, sa vitesse maximale de 25 km/h et l’absence de selle, mais elle partage son statut d’EDPM avec d’autres engins innovants. Les monoroues, reconnaissables à leur format compact sans guidon, les gyropodes autostabilisants à deux roues parallèles et les hoverboards, appréciés des plus jeunes, sont autant de variantes soumises à une législation unifiée.
L’arrivée du cyclomobile léger, qui se situe à la frontière entre la trottinette classique et le scooter, suscite de nouvelles questions autour de la circulation, du port du casque et de l’immatriculation (détails ici). Dès 2026, certaines catégories pourraient exiger une immatriculation rose, dans un souci d’identification et de responsabilisation.
Trottinette électrique : pas de selle, 1 place, jusqu’à 25 km/h.
Monoroue : une roue, équilibre dynamique, 25 km/h.
Gyropode : deux roues parallèles, guidon, 25 km/h.
Hoverboard : autopropulsé, 25 km/h.
Cyclomobile léger : petite selle, guidon, immatriculation obligatoire.
L’âge minimum pour conduire ces engins est uniformisé : dès 14 ans, sous condition d’assurance adaptée. Plus jeunes, les enfants sur petits vélos demeurent considérés comme piétons, avec port du casque obligatoire et circulation sur trottoirs autorisée.
Type d’EDPM | Vitesse maximale | Zone de circulation autorisée | Âge minimum | Assurance exigée |
|---|---|---|---|---|
Trottinette électrique | 25 km/h | Pistes cyclables, routes limitées à 50 km/h, aires piétonnes à 6 km/h | 14 ans | Oui |
Monoroue | 25 km/h | Idem trottinette électrique | 14 ans | Oui |
Gyropode/Hoverboard | 25 km/h | Idem trottinette électrique | 14 ans | Oui |
Cyclomobile léger | 25 km/h | Pistes cyclables, routes selon réglementation locale | 14 ans (avec BSR) | Oui |
Circulation, stationnement et règles de sécurité : obligations selon l’agglomération
La circulation des trottinettes en ville répond à une graduation stricte. Leur place principale reste sur les pistes cyclables ou bandes dédiées, conçues pour fluidifier la mobilité douce et réduire les conflits avec les voitures ou les piétons. Lorsque ces pistes cyclables font défaut, il est permis d’emprunter les routes limitées à 50 km/h, jamais au-delà. En zone piétonne, la circulation est tolérée à vitesse d’un marcheur (6 km/h), à condition de demeurer discret et respectueux.
Sur les trottoirs, la règle est claire : circulation interdite, sauf mention expresse par la municipalité. Certains centres-villes autorisent, à titre exceptionnel, la circulation sur trottoirs, mais toujours à très faible allure et sans gêner les passants. Des signalisations spécifiques rappellent ces tolérances. En cas d’abus, l’amende prévue est dissuasive, notamment à Paris où la lutte contre les trottinettes mal garées sur les trottoirs s’intensifie : lire ici les nouvelles orientations.
Le stationnement sur les trottoirs reste autorisé si l’engin ne gêne ni la marche ni l’accès des personnes à mobilité réduite. Les villes peuvent néanmoins interdire ou encadrer ce stationnement, assigner des zones réservées ou infliger des amendes immédiates (jusqu’à 135 €) en cas d’entrave manifeste.
Stationner à l’extrémité des trottoirs, hors passage piéton, et sans bloquer l’entrée des commerces.
Respecter les zones de stationnement matérialisées en voirie.
S’informer sur l’application mobile de la mairie pour localiser les espaces autorisés.
Éviter de laisser la trottinette en libre-service à la volée sur un trottoir sans zone dédiée.
En dehors des agglomérations, la circulation est permise sur les pistes cyclables ou voies vertes. Sur certaines routes allant jusqu’à 80 km/h, la circulation n’est autorisée que sur arrêt de la police locale, et sous conditions strictes : port du casque, vêtements et accessoires rétro-réfléchissants, feux permanents en fonctionnement. Sur les trottoirs, le principe demeure : pas de circulation, sauf pour un enfant de moins de 8 ans à vélo et sous surveillance d’un adulte.
Zone | Circulation autorisée | Stationnement autorisé | Equilibre à respecter |
|---|---|---|---|
Agglomération : pistes cyclables | Oui | Oui, sans gêner | Partager l’espace avec cyclistes |
Agglomération : Routes jusqu’à 50 km/h | Oui, si pas d’alternative cyclable | Oui, réglementation locale possible | Prioriser la sécurité |
Trottoirs | Non, sauf autorisation ou moins de 8 ans à vélo | Oui, si non gênant | Respect des piétons |
Hors agglomération : Routes à 80 km/h | Oui, sous conditions | Non conseillé | Adopter casque et équipements visibles |
L’exemple concret de Léo, 19 ans, étudiant à Bordeaux, illustre cette adaptation : « Sur le quai des Chartrons, je privilégie toujours la piste cyclable, et si elle est encombrée, je préfère attendre plutôt que de rouler sur le trottoir. Je me suis déjà pris une amende pour avoir stationné devant un passage piéton ! Maintenant, j’utilise l’application de la mairie pour trouver les bons emplacements. »
Ces ajustements locaux, orchestrés par les maires à travers des arrêtés municipaux, permettent de répondre aux besoins propres de chaque quartier. D’où la nécessité de rester informé grâce à des plateformes spécialisées (formation à la sécurité routière), afin de conjuguer mobilité maline et conformité réglementaire.
Sanctions, amendes et assurance : ce que risquent les utilisateurs en 2026
Au cœur du dispositif 2026, la montée en puissance des amendes traduit la volonté des autorités de responsabiliser chaque usager devant la loi. L’usage d’un EDPM sur les trottoirs sans autorisation, le transport de passager, l’oubli de l’avertisseur sonore ou d’une signalisation adéquate, le non-respect de la vitesse maximale ou le débridage sont désormais lourdement réprimés. Un point essentiel : le non-port du casque hors agglomération sur route autorisée, ou l’absence de vêtements rétro-réfléchissants de nuit, expose à des amendes majorées et même à la confiscation de l’engin.
L’assurance reste le pilier central de la prévention : qu’il s’agisse d’un véhicule personnel ou de location, la souscription d’une garantie adaptée contre les dommages aux tiers est obligatoire. En cas d’accident, la non-détention d’assurance range l’usager dans la catégorie des contrevenants majeurs, passible de poursuites civiles et pénales. Les flottes en libre-service affichent aujourd’hui systématiquement les éléments d’assurance dans leurs CGU, mais l’utilisateur ne doit pas hésiter à vérifier les garanties exactes lors de son inscription.
Amende de 135 € pour circulation illégale (hors pistes cyclables ou aires autorisées, sur trottoirs sans autorisation).
Amende de 1 500 € et possible confiscation pour débridage (> 25 km/h).
Amende de 135 € pour port d’écouteurs, d’un téléphone en main, ou transport de passager.
Amende de 49 à 135 € pour stationnement gênant (ex. : mauvaise place sur trottoirs dans Paris selon nouvelle grille).
Obligation de présenter son contrat d’assurance en cas de contrôle routier (risque de forte amende en l’absence).
Le permis n’est requis que pour des engins débridés ou assimilés à des cyclomoteurs dès 2026 (permis AM/B obligatoire dès 14 ans). Un avertisseur sonore doit équiper chaque appareil pour prévenir les autres usagers, tandis que le port du casque reste recommandé en ville, mais s’impose sur route hors agglomération – élément clé pour réduire les risques de traumatismes crâniens, comme l’a montré l’étude de l’INSERM publiée en 2024.
En synthèse, chaque étape – achat, location, usage quotidien – implique une rigueur nouvelle en matière d’assurance, d’équipement et de respect des règles de circulation. Une évolution qui trouve écho au plan européen, où certaines directives pointent déjà vers un futur renforcement des contrôles techniques (lire le dossier), voire de taxe écologique rétroactive.
Infraction courante | Montant d’amende | Précision |
|---|---|---|
Circulation sur trottoir sans autorisation | 135 € | Exclu si arrêté municipal spécifique |
Non-port du casque sur route hors ville | 68 € | Obligatoire hors agglomération |
Débridage > 25 km/h | 1 500 € | Confiscation de l’engin |
Non-présentation d’attestation d’assurace | 135 € | Document à avoir sur soi à tout moment |
Usage d’écouteurs | 135 € | Même lors d’un arrêt |
Pour mémoire, de nouveaux dispositifs (tels que l’avertisseur sonore électronique et les feux stop automatiques) sont en phase de généralisation. Les changements du code de la route prévus en 2026 amplifient la responsabilisation des conducteurs d’EDPM. À chaque innovation de la circulation correspond une mise à niveau légale, au service d’un partage harmonieux et respectueux de la voie publique.
Une trottinette doit-elle être immatriculée en 2026 ?
À ce jour, l’immatriculation n’est requise que pour les cyclomobiles légers. Les trottinettes électriques bridées à 25 km/h ne nécessitent pas d’immatriculation, mais ce point reste susceptible d’évolution avec la réglementation européenne.
L’assurance habitation couvre-t-elle ma trottinette électrique ?
Souvent non, une assurance spécifique responsabilité civile pour la trottinette est indispensable et doit être souscrite séparément. En cas de location, vérifiez la couverture offerte par l’opérateur.
Quelles zones sont interdites à la circulation des EDPM ?
Les EDPM sont interdits sur les trottoirs (sauf exception locale), les routes à plus de 50 km/h (en agglomération) et à plus de 80 km/h (hors agglomération). Les voies express et autoroutes leur sont totalement interdites.
Quels équipements sont obligatoires sur ma trottinette en 2026 ?
Freinage efficace, avertisseur sonore, feux avant/arrière, dispositifs rétro-réfléchissants, et port de vêtements ou accessoires réfléchissants de nuit ou par mauvaise visibilité sont obligatoires.
Un enfant de 8 ans peut-il rouler sur le trottoir avec une EDPM ?
Non. Les enfants de moins de 8 ans ne peuvent que circuler sur le trottoir à vélo (avec casque obligatoire). Les EDPM sont réservés aux plus de 14 ans.

